Par Jérôme Mandin, Directeur Associé de PEGASUS Leadership

Après plusieurs années passés à scruter les mécanismes des comités de direction et des équipes managériales et à les comparer à l’organisation des équipes de Forces Spéciales, j’ai constaté que s’il y a des organisations qui fonctionnent plutôt très bien et d’autres qui sont plutôt bancales, c’est bien souvent un problème de « stabilité de l’assise » ..!

Comparons une organisation à un tabouret classique, à trois pieds. Vous conviendrez que, pour que son assise soit stable, il est préférable que les trois pieds soient solides et de la même longueur.

Une organisation c’est un peu la même chose. Quelle que soit sa finalité opérationnelle, trois pieds sont indispensables à sa bonne stabilité : le projet, la méthode, le chef.

  • Sans projet avec un « sens » clairement identifié et expliqué, difficile de rester « stable au cap » comme disent les marins.
  • En l’absence de méthode de travail collaboratif – aussi symbolique soit-elle – comment utiliser, au bon moment, la plus value de chaque collaborateur ? Comment éviter les incompréhensions et les frustrations, sources de découragement ou, pire, de fatalisme ? « Il vaut mieux avoir une mauvaise méthode que pas de méthode du tout » – De Gaulle.
  • Enfin, sans chef, ça peut peut-être marcher… mais combien de temps et avec quelle probabilité de « finir à la côte » à la première tempête ?

Si l’un de ces trois pieds est plus faible (un projet mal défini par exemple) ou trop grand (un chef trop présent ?), l’assise s’incline et toute l’organisation est en déséquilibre. Mais, avec un bon menuisier ou un bon ajusteur, on peut encore stabiliser le système.

Si l’un des pieds est absent, cela tourne au numéro d’équilibriste.

Si un seul pied est en place, nous entrons alors dans le « domaine réservé » du cirque Pinder ..!

Bien sûr, cette « métaphore du tabouret » est un peu simpliste. Il y a de nombreuses autres « béquilles » qui peuvent venir consolider l’organisation pour la rendre plus efficace, pour compenser la faiblesse d’un « pied », voire pour la déstabiliser volontairement et la mettre en déséquilibre vers l’avant. Sans parler des roulettes pour la déplacer avec fluidité !

Cela dit, dans toutes les équipes « collectivement efficaces » que nous avons rencontrées jusqu’à présent, le projet, la méthode et le chef étaient clairement présents : ça n’est sûrement pas un hasard…

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